Juste avancer à la limite, ne pas la franchir car c'est La limite, mais juste s'en approcher afin de sentir la chaleur qui y est produite de l'autre coté.
Rien ne l'emmène vers l'avant , juste l'envie de voir, pas de connaître , juste voir.
A peine la violence de son acte surpassée, il se rend compte d'une réalité, plus rien n'est surpassable.. attendons se dit-il, attendons. Rien ne vaut toutes les éloges du monde à part ce qu'il vient de voir, ce qu'il a vu et peut-être se qu'il verra... Il se questionne, est-ce cela qu'il recherche où ça?.. Il ne sais pas, c'est fini, tout ça craint.
Il entend derrière lui toutes les insanités possibles, rien ne vaut la solitude, l'écart , l'envie engendrée par soit-même.
L'égoïsme est de mise ici, l'auto-satisfaction, la branlette, de quelque sexe que vous soyez, rendez-vous compte que vous vivez rien que pour vous... c'est terrible.
La honte de trainer avec vous... être un humain me dégoute, se contenter des a-priori, des clichés, des observations et des doutes qu'il émet... Ne rien faire lui plait bien plus que de se forcer à "vivre" parmis les autres.... La vie.. Grande question : est-ce que les gens vivent ou alors subissent la sociologie, sociétale ou cognitive , elles rapportent au même point.. Rien ne vaut l'abnégation de soit face aux autres, ainsi vous pourrez feinter. Là est le plus grand mot de l'Humanité, la feinte. Pensez à toutes ces feintes que vous avez inventées, mises en places, grâce à des efforts surhumains.. pensez-y.
Raoul dans son genre, rien à branler. Raoul vient d'abvoir cette reflexion, celle qui ouvre les yeux, celle qui parfois fait mal.
Raoul traine sa carcasse à travers les rues sombres de la capitale. Il avance à l'inconnu en attendant , comme vous , la prochaine annecdote à raconter à ses amis, ses connaissances. Les aùis il les compte sur un seul doigt, parfois quatre.
Raoul est seul dans la rue, il croise des milliers de personnes. Ils ont des sacs de courses, la marque bien visible, ils avancent en exhibant leurs biens habilement achetés avant le voisin. Il s'en tape infiniment, les passants le sentent et celà les met mal-à-l'aise. Il déambule criant n'importe quoi à qui voudra bien l'entendre. Personne ne l'écoute, il meurt dans sa follie qu'il expose volontairement aux autres.. il s'est dit qu'un jour peut-être quelqu'un l'entendra, entendra toutes ses conneries plus grosses que tout ... Un jour viendra quelqu'un qui comprendra. Il en est persuadé. Pour le moment personne ne vient alors il va.
Raoul crève la dalle et se retrouve malgré lui dans un temple de l'hyper consommation. Il n'aime pas cet endroit, il le chie. Mais il est là, bien présent parmis les cons, lui va au rayon frais et se sert sans se poser de question. ça choque certaine personne, il se sert , un sandwich puis deux puis trois. Des chips encore un sandwich un peu de jambon et le vigile...
"Monsieur vous allez devoir payé..."
-Payer quoi?
"la nourriture, monsieur"
-Mais je ne sors pas du magazin avec...
"cela est juste mais maintenant que je suis là, vous allez devoir payé.."
-Payer, moi jamais..
C'est alors que s'engage une folle course poursuite à travers le magazin, des gens furent bouscoulés, des caddies renversés, des femmes à terre, des personnes insultées...
Tout ça pour se retrouver bloqué par les gorilles du services d'ordre. Leur butin : une bouteille de Jack D., un petit paquet de chips, quelques piles LR6, un saucisson sec, mais surtout un type à passer à tabac..
Quelle violence, la vie.
Raoul se lévera aidé par les agents de polices qui l'emmeneront au cachot...
ça lui donnera le temps de réfléchir....